La visite virtuelle
Nous espérons que cette petite visite virtuelle vous plaira! En cours de visite, si vous désirez voir une photo pleine grandeur, simplement cliquer dessus. Bonne visite!

Lorsque j'arrive à l'écurie, les tensions de la journée se relâchent. Je ne me lasse jamais de contempler l'aménagement des lieux. Ici, tout est beau et confortable. Les portes de cèdre de l'écurie faites à la main par le père d'Orphée m'invitent à entrer.

Les parfums du cheval, du cuir et du bois m'accueillent dès mes premiers pas dans l'écurie. Le bois bien huilé des box, les litières de paille d'avoine gonflées et brillantes, l'allée munie d'un tapis de caoutchouc doux pour mes genoux plus très jeunes. Je me sens ici chez moi, dans mon monde des chevaux.

Je ne croyais pas que le manège intérieur avec la structure massive de poutres et de colonnes de bois qui soutiennent les estrades du deuxième étage deviendrait cet endroit si lumineux et chaleureux où nous passons tant de temps. C'est notre cathédrale à nous les pensionnaires ou comme Orphée aime nous appeler, les amis de l'écurie.

Les autres pensionnaires ce sont avant tout mes amis. A l'écurie, notre
lieu de rencontre c'est Le Salon de la rêne ou la sellerie, des endroits où nous
pouvons partager des fous rires et surtout parler des chevaux pendant des heures
et des heures...
L'éthologie vous connaissez ?
Réussir une belle relation avec son cheval, devenir un leader qu'il suivra
partout avec confiance, c'est à cela que l'on aspire à la
Ferme du Centaure.

Aujourd'hui, j'arrive à l'écurie à 16h00. Je sais, c'est souvent l'heure des cours des enfants. Justement, j'aime bien les voir ces petites puces concentrées sur leur travail surtout quand la douce Nikita, une croisée Canadien/Percheron, leur servira de monture.

Il faut voir ses grands yeux brillants observer les petites qui la brossent puis montent sur un banc pour lui mettre la bride. Une oreille pliée par le cuir de la têtière, un œil fermé par le montant de la bride, elle attend, la tête basse, que les petites mains lui dégagent l'oreille et replacent les montants de la bride. Les petites mains lui font une chatouille sur le nez en guise de caresse, la jument pousse un soupir de contentement, le cours d'équitation peut commencer.

Je ne peux m'empêcher d'admirer cette patience, cette faculté de pardonner les erreurs et de conserver son calme en tout temps. Ce sont des qualités rares. Je ne parle pas ici de grands mystiques mais des chevaux de cours qui comprennent les humains grands et petits et leur procurent un enseignement du cheval inégalé.

De la tête aux pieds les enfants apprennent à prendre soin de leur ami cheval. L'apprentissage du curage des sabots de Charly devient une activité passionnante et combien valorisante quand on peut le faire soi-même.

J'aime bien assister au moment où l'étincelle s'allume, où la peur devient la joie de pouvoir toucher ce magnifique animal. Une autre jeune fille vient de vivre son rêve.

Il y a des choses bien étranges à l'écurie. C'est bien connu,
les couples nouveaux cavaliers et jeunes chevaux ne font pas bon ménage.
Pourtant, plusieurs couples de ce type abondent ici. Et ils se portent bien.
Très bien même. Qu'y a t-il de différent ici ? Et bien, j'ai mené ma petite
enquête : selon mes observations, il y a d'abord les poulains qui sont élevés
dans un troupeau en liberté avec, en plus de leur mère, des tantes, des amis de
leur âge et d'autres poulains pré-ado et ado. Ils y apprennent à être des
chevaux bien équilibrés.
Il y a aussi que chaque poulain est manipulé selon des
principes éthologiques et ce, depuis leur plus jeune âge. Bon, voilà pour les
chevaux. Les personnes qui tentent cette aventure qu'ont-elles de particulier ?
Et bien, le travail, la détermination, et un bon encadrement offert par Orphée
qui les accompagne dans leur passion.

Il y a du brouillard ce matin. On devine le troupeau dispersé dans les pâturages. La silhouette de quelques chevaux se profile à l'horizon. Il fera chaud aujourd'hui mais en attendant, tout est calme et l'herbe est tendre et fraîche.

Le quotidien à la Ferme du Centaure c'est aussi les naissances et les premiers pas des poulains. À chaque fois c'est magique et le petit dernier devient la nouvelle vedette. Ici, maman Nirvana et bébé Shagall.

Un bruit de tonnerre, le sol vibre, c'est le troupeau qui,
dans une cavalcade effrénée, revient à l'ombre près de l'écurie. Mélange de
crinières noires et de poussière, cette masse mouvante pleine de joie de vivre
nous fait entrevoir le sens du mot liberté.
Ici, plusieurs races se côtoient. Les solides et doux
Canadiens, les gracieux et vifs Arabes, et les croisés qui allient les qualités
de leurs parents. Mais, le noir et les longues crinières dominent dans le
troupeau.

Lorsqu'on arrive à la Ferme du Centaure, le premier cheval que l'on voit c'est Kafka, l'étalon reproducteur du troupeau. Avec sa crinière noire d'une longueur et d'une épaisseur incroyable, sa robe de velours noir bleutée, sa présence fascinante mais surtout sa fantastique personnalité douce et affable, toutes les filles ici en sont amoureuses ! Quel bel ambassadeur des chevaux de l'élevage Le Noir.

La petite sœur attend avec sa mère dans le salon de la rêne pendant le cours de son aînée. Encore quelques minutes et sa mère lui permet d'aller avec d'autres enfants jouer avec les chats et les lapins. C'est pourquoi elle aime bien venir à l'écurie !

C'est la journée portes ouvertes à l'écurie. Les
jeunes élèves se sont préparés à guider les visiteurs. Je fais partie de
l'équipe d'adulte qui surveille si tout va bien avec les jeunes guides. Sophie,
7 ans, accueille une famille. Je ne peux m'empêcher d'écouter ce qu'elle dit,
elle a une petite voix haute perchée et est très dynamique : "Bonjour, je
m'appelle Sophie et c'est moi la cavalière de Charly" (un poney de cours qu'elle
montera dans le spectacle) "Ici, c'est l'écurie et là ce sont les boîtes à
chevaux" en désignant les boxes d'un grand geste.
Elle arrive devant un boxe où le
cheval est couché sur le côté, complètement endormi, malgré l'affluence. Un peu
interloquée elle s'écrie en ouvrant les deux mains vers le ciel : "Normalement,
un cheval se couche debout mais lui, il est couché couché !" Les visiteurs ont
été enchantés de leur visite.

Ça y est ! le rideau s'ouvre des papillons dans le ventre mais des étoiles dans les yeux, cette journée deviendra pour les petits cavaliers un souvenir de grands accomplissements.

Il y a de la fébrilité dans l'air. C'est le spectacle de la journée
portes ouvertes à l'écurie. C'est enfin le moment où maman, papa,
grand-maman et grand-papa viennent voir le spectacle.
Petits et grands ont lavé
et tressé queues et crinières, poli les sabots, astiqué les selles mais surtout
pratiqué les chorégraphies.
Les enfants développent l'entraide et la confiance, une
belle complicité se forge entre les amis de la Ferme du Centaure.

Peu importe le harnachement, le lieu et le moment, nos chevaux deviennent nos
partenaires dans différentes disciplines. L'important, c'est de s'amuser et on
s'amuse!
Les stages sont remplis de moments captivants. Il y a de
nouvelles personnes et de nouveaux chevaux à l'écurie. Tous sont empressés
d'apprendre. La philosophie et les techniques mises de l'avant par l'instructeur
nous ouvrent d'autres portes pour nous guider plus loin vers la
compréhension des chevaux et de l'équitation.

Tiens, sa vanette est dans le stationnement. C'est notre
maréchal qui vient d'arriver pour sa visite bimensuelle. C'est le cousin
d'Orphée, ils ont suivi leur premiers cours d'équitation ensemble à 6 et 11 ans.
Bruno Lapointe, bien connu comme éleveur de chevaux Arabes et pour ses multiples
talents de maréchal, d'entraîneur et d'instructeur.
C'est le cousin d'Orphée
mais c'est aussi notre Bruno. Depuis plusieurs années, il se déplace depuis son
coin de pays en Ontario à 6 heures de route d'ici pour nous offrir ses services
de maréchal. Bien entendu, nous en profitons pour lui soutirer des conseils
d'entraînement il est bien gentil et nous… bien coquines !
Chevauchez vos rêves
à la Ferme du
Centaure ...












